BIO

Alix Galdin est une artiste photographe française vivant à Montréal (Québec, Canada) dont les oeuvres hybrides et expérimentales sont habitées par un univers oscillant entre rêve et réalité. Autodidacte, elle expérimente l’art photographique à travers des oeuvres plastiques, pour traiter deux concepts qui lui sont chers, celui de Nature et celui d’Identité. Travaillant en chambre noire avec du matériel de seconde main, toujours en recherche d’expériences artistiques, Alix utilise les films Polaroid, 135, 110 et 120 pour explorer le collage, le dessin sur photo ou le développement au pinceau. Son processus créatif est guidé par la lenteur, la recherche de sens et la contemplation.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

" Ma pratique de la photographie se concentre autour de plusieurs supports : les films 135, 110 et 120 ainsi que le polaroid. Je travaille en chambre noire et développe mes films à la main. Je considère le contact direct avec la matière nécessaire à la création. Inspirée par l’art expérimental, je tente de dépasser certaines frontières de la photographie.

En explorant les différentes strates des pensées qui me traversent, je cherche à créer un espace de rencontre entre les idées et la matière. Je manipule le médium jusqu’à prendre possession d’une technique qui fera sens pour exprimer des idées philosophiques ou des questionnements sur mon rapport à l’environnement, comme dans la série Un tout.

Le terreau de mes créations est avant tout le sentiment profond que les mots me font défaut pour exprimer la magie de l’existence, la complexité de l’esprit et l’expérience de vie sur terre. L’art se place, à mon sens, comme le vecteur de vérités personnelles retenues derrière la barrière physique de la chaire et les barrières morales induites par l’entourage social. L’art devrait donc être, pour moi, un espace libérateur.

La question de l’impact écologique de la production artistique et de sa pratique est centrale dans mon travail. Ainsi, les deux jalons qui cadrent chacun de mes projets sont la gestion de la production et la gestion du matériel. J’essaye de produire en marge du flux constant d’images qui habitent le web et qui rentrent dans notre sphère intime, pour sortir de la production systématique. En limitant ma pratique, je veille à être au plus proche de mes intuitions et à créer des projets qui font sens pour moi. Aussi, l’utilisation de matériel de seconde main fait partie intégrante de mon processus créatif. J’utilise l’incertitude de la méthode comme un moteur de création et m’adapte à chaque étape au résultat pour créer des oeuvres vivantes.

Dans ce sens, j’utilise de préférence des films périmés. La part de hasard qui en résulte me stimule et m’amène vers l'inconnu, c’est donc un réel dialogue qui doit s’installer avec le support. Travailler avec la matière organique est passionnant car la chimie change au fil du temps, mes photos ne sont donc pas figées, elles continuent d’évoluer bien après avoir été prises. Cette instabilité me pousse à manipuler et à réinterpréter l’image après son apparition.

L’image en mouvement m’attire aussi beaucoup. J’ai pu apprendre à utiliser et à développer le film super 8 pour la réalisation du court-métrage Sainte-Croix qui dépeint le portrait d’un artiste Montréalais et cofondateur du centre d’artistes La Cenne. Attirée par l’hybridation dans la création, j’ai exploré le mariage de la vidéo et de la photographie pour réaliser ce court-métrage. Auparavant, j’ai déjà exploré l’écriture et la photographie dans la série de collages de polardoids Parler d’elle exposée au Gésu par Maison Photo Montréal en 2019. Pour mes prochaines créations, j’explore d’autres pistes d’hybridation comme l’utilisation de la photographie et de la peinture ou de la photographie et du dessin."



Contact

© 2019 par Alix Galdin Photographe
 

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